Réponse à Florian BRUNNER, Bougeons les lignes (Colmar)
mai 22, 2009Très bonne synthèse effectivement !
Je reste néanmoins dubitatif sur les “angles d’attaque” préconisés dans ce billet et qui selon toi contribueront à l’épanouissement d’un humanisme européen (approche institutionnelle, gouvernance économique, partenariats stratégiques et défense…).
Une question est éludée : existe t’il une identité européenne ? Se sent-on réellement européen ? Il faut, à mon humble avis, partir de ce dilemme pour apporter les réponses aux lacunes constatées en matière de construction européenne (une Europe politique et non plus philosophique).
Je suis également convaincu que c’est en changeant le fonctionnement des institutions, ce que nous permettra en partie le traité de Lisbonne, que l’Europe gagnera en visibilité et crédibilité.
Pour en revenir à la notion d’identité européenne, je pense que la devise tant ressassée “Unis dans la diversité” (et non “Unie dans la diversité”, comme j’ai pu le voir lors d’un débat) peut être interprétée comme la volonté qu’à partir du socle européen l’on puisse reconnaître sa propre identité nationale en tant que composante véritable et à part entière de l’ensemble européen. Autrement dit et en étant moins savant : se sentir et s’assumer français, c’est ETRE européen !
Voilà, à mon sens, la dimension clé qui manque aujourd’hui à l’Europe ; tu me diras que le principe de reconnaissance des identités nationales et régionales fait partie intégrante de l’idéal européen (en outre reconnus dans des traités et autres chartes…) ; je te répondrai en effet, mais quels résultats, au regard du peu d’empathie des européens vis-à-vis de cette question. Le problème tient, toujours d’après moi, à une inégalité de départ, de situation entre européens : l’absence d’harmonisation sociale et fiscale ! Nous avons préféré nous attaquer aux politiques d’échanges commerciaux, de concurrence, de monnaie et concernant l’agriculture. En un mot, une Europe du marché avant une Europe de la solidarité, du droit du travail, des prélèvements fiscaux… .Or en situation de crise, un tel manque s’avère très préjudiciable. L’Europe doit être le socle de référence pour tous ces domaines.
Je reste néanmoins dubitatif sur les “angles d’attaque” préconisés dans ce billet et qui selon toi contribueront à l’épanouissement d’un humanisme européen (approche institutionnelle, gouvernance économique, partenariats stratégiques et défense…).
Une question est éludée : existe t’il une identité européenne ? Se sent-on réellement européen ? Il faut, à mon humble avis, partir de ce dilemme pour apporter les réponses aux lacunes constatées en matière de construction européenne (une Europe politique et non plus philosophique).
Je suis également convaincu que c’est en changeant le fonctionnement des institutions, ce que nous permettra en partie le traité de Lisbonne, que l’Europe gagnera en visibilité et crédibilité.
Pour en revenir à la notion d’identité européenne, je pense que la devise tant ressassée “Unis dans la diversité” (et non “Unie dans la diversité”, comme j’ai pu le voir lors d’un débat) peut être interprétée comme la volonté qu’à partir du socle européen l’on puisse reconnaître sa propre identité nationale en tant que composante véritable et à part entière de l’ensemble européen. Autrement dit et en étant moins savant : se sentir et s’assumer français, c’est ETRE européen !
Voilà, à mon sens, la dimension clé qui manque aujourd’hui à l’Europe ; tu me diras que le principe de reconnaissance des identités nationales et régionales fait partie intégrante de l’idéal européen (en outre reconnus dans des traités et autres chartes…) ; je te répondrai en effet, mais quels résultats, au regard du peu d’empathie des européens vis-à-vis de cette question. Le problème tient, toujours d’après moi, à une inégalité de départ, de situation entre européens : l’absence d’harmonisation sociale et fiscale ! Nous avons préféré nous attaquer aux politiques d’échanges commerciaux, de concurrence, de monnaie et concernant l’agriculture. En un mot, une Europe du marché avant une Europe de la solidarité, du droit du travail, des prélèvements fiscaux… .Or en situation de crise, un tel manque s’avère très préjudiciable. L’Europe doit être le socle de référence pour tous ces domaines.
Bref, je pourrais être encore plus long…
A bientôt pour échanger
Loïc MINERY
Posted by Loïc MINERY