L’industrie en Sud Alsace, c’est vital !

juin 25, 2009

L’histoire de Mulhouse et de sa région est intimement liée à l’épopée et au déclin de l’industrie. Aujoud’hui encore, ce secteur de l’économie, au fil des restructurations, transformations et autres reconversions, demeure majeur pour le dynamisme de nos territoires. J’en ai eu la preuve hier, décisive je crois, à l’occasion de visites d’entreprises. Deux entreprises bien différentes. La première, WEHR, appartenant à St-Gobain et spécialisée dans la fenêtre ou la porte d’entrée essentiellement. Localisée à Lutterbach, employant une quinzaine de personnes à la production (sur la ligne de production), pléthore de commerciaux, comptables…, elle se distingue en raison de sa certification (au même titre que Tryba, entreprise locale également), qui l’oblige à un assemblage de qualité. Concernant l’organisation du travail, le chef d’atelier doit jongler entre impératif de productivité et bien-être du personnel. Les postes de travail sont automatisés ou non ; la mécanisation soulage le physique des employés mais présente tout de même des défauts, la machine n’en faisant quelques fois qu’à sa tête… . Chaque ouvrier doit veiller à la bonne exécution de sa tâche tout en étant capable d’intervenir sur un autre poste. La polyvalence, si elle n’est pas aboutie, n’en demeure pas moins un idéal. Le travail en équipe et la solidarité prennent ici tout leur sens.  Et chose non négligeable, les employés doivent, outre faire preuve de réactivité,  savoir de servir de leurs mains dans n’importe quelle situation. Enfin, il nous avouera que le relationnel a néanmoins profondément changé depuis l’achat par Saint-Gobain, les décideurs n’étant plus dans les bureaux d’à côté, mais à Paris.  

Changement de décors total : nous voici désormais sur le site de PSA Peugeot-Citroen à Mulhouse-Sausheim. L’accueil et le discours sont convenus : les relations extérieures sont à l’oeuvre. Je suis perplexe. La visite débute enfin. Nous arpentons les entrailles du plus gros employeur de la Région. Ferrage, Peinture, Montage, les ateliers se succèdent. Les composants, aussi. Ici la mécanisation est à outrance : bras articulés, basculeurs, soudeurs automatiques… . Les rythmes sont intenses et calculés. Autre aspect majeur, la logistique est ici une affaire d’experts : route, rail, pour les relations intérieur/extérieur ;  magasin de rangement, fenwick, “petit train” pour la circulation et la répartition des pièces, modules à monter. Là aussi, le chronomètre est roi. Les employés ont difficilement le temps de souffler : la répétition des gestes, des procédures, comme nos amis les robots… . Or l’entreprise tourne : 10 000 employés, 1400 véhicules/ jour contre 800 en décembre. Les arrêts de production ne sont plus d’actualité, on récupère désormais les jours en travaillant le samedi. En revanche, il faut le reconnaître, cette entreprise joue un rôle social de tout premier plan : 45 000 haut-rhinois sont plus ou moins influencés par les activités de Peugeot Mulhouse. Son maintien est essentiel, vital. Tout comme un approfondissement de la diversification des activités doit être un impératif pour notre territoire. Les PME doivent atteindre une taille-critique, et surout être soutenues bien davantage qu’elle ne le sont aujourd’hui. Elle sont nos poumons économiques. Ne l’oublions pas.

Loïc MINERY


Persévérons !

juin 11, 2009

D’ordinaire peu habitué et peu enclin à commenter les évènements à chaud, je ne m’y risquerai pas cette fois-ci non plus. Je préfère me projetter dans l’avenir, que j’espère prospère et réparateur. Les résultats des élections européennes sont sans appel et me donnent l’occasion de formuler quelques pistes de réflexion. Tout d’abord, les résultats obtenus, à savoir 8,5%, devront constituer très rapidement une base électorale consolidée. Autrement dit, un socle ou un seuil en dessous duquel nous pourrions parler de contre-performance. A commencer par les prochaines élections régionales de mars 2010. Avant cela, et cette dimension a été largement relayée dans vos différents posts, la priorité est de redéfinir ou plutôt clarifier notre état d’esprit/notre philosophie. Il ne s’agit pas seulement d’affirmer que nous sommes porteurs d’un projet de société humaniste, démocrate et durable, il faut le prouver. L’université de rentrée devrait permettre d’étayer et d’abonder en ce sens. C’est, selon moi, la condition sinequanone pour être identifié, par les français,  comme le recours ou l’alternative la plus crédible. Or cette aspiration a, depuis dimanche, du plomb dans l’aile. D’autre part, il nous faut poursuivre le travail de terrain engagé lors de ces élections européennes. Le soufflé, même insuffisamment gonflé, ne doit pas retomber. Nous connaissons l’importance de la constitution de réseaux, qui permettent d’accentuer le maillage de nos territoires. L’échelle régionale est particulièrement pertinente pour ce type d’action. Les résultats de demain dépendront, en partie, de notre capacité à mobiliser. Je fais, par ailleurs, partie de ceux qui pensent que les résultats des dernières européennes impacteront à la marge les chiffres que nous réaliserons lors des régionales et autres élections locales, intermédiaires ou non. En revanche, il nous faut également faire émerger de nouvelles personnalités, représentatives de la diversité et de la richesse de notre mouvement et de notre pays. En cela, l’initiative de Corinne LEPAGE, qui revendique davantage de collégialité et de représentativité, recueille mon approbation toute entière. C’est la direction qu’il faut suivre, j’en suis persuadé. Les dynamiques locales doivent être encouragées et soutenues. Je serai attentif aux évolutions de notre mouvement et de notre gouvernance. L’ambition devra se conjuguer avec l’exigeance d’une concertation de tous les instants. J’en suis persuadé.

Loïc MINERY 


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